Nos Queda La Palabra

abril 9, 2010

…qui me faisait languir.

 

On dit qu’il faut couler les exécrables choses
Dans le puits de l’oubli et au sépulchre encloses,
Et que par les escrits le mal ressuscité
Infectera les mœurs de la postérité ;
Mais le vice n’a point pour mère la science,
Et la vertu n’est pas fille de l’ignorance.
.
 Théodore Agrippa d’Aubigné, cit. de Baudelaire, Les Fleurs du Mal, 1857.

 

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Léo Ferré
 
 

La vie antérieure
Baudelaire

J’ai longtemps habité sous de vastes portiques
Que les soleils marins teignaient de mille feux,
Et que leurs grands piliers, droits et majestueux,
Rendaient pareils, le soir, aux grottes basaltiques.
.
Les houles, en roulant les images des cieux,
Mêlaient d’une façon solennelle et mystique
Les tout-puissants accords de leur riche musique
Au couleurs du couchant reflété par mes yeux.
.
C’est là que j’ai vécu dans les voluptés calmes,
Au milieu de l’azur, des vagues, des splendeurs,
Et des esclaves nus, tout imprégnés d’odeurs,
.
Qui me rafraîchissaient le front avec des palmes,
Et dont l’unique soin était d’approfondir
Le secret douloureux qui me faisait languir.

 

Cita l Charles Baudelaire : Les Fleurs du mal (Revue des Deux Mondes, 1855)
           Wikisource

 

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